Juste un petit moment pour écrire cet étrange article : je ne sais pas si je dois le mettre sur ce blog ou mon blog de danseuse
mais il vient là, pour l'instant en premier
Je suis en train de répéter la danse de la mélancolie : il s'agit d'une danse où une femme qui a son mari parti aux croisades " pète un cable" parce qu'elle ne sait pas si il est vivant où mort : les pas me sont inspirés des gestes qu'on fait quand on s'abandonne à la douleur : c'est ça où mourir de doute
et tout à coup, voilà que je comprends : non, je ne crée pas : je suis simplement reliée à mes deux grands mères maternels qui n'ont pas pu " péter" les cables : l'une parce qu'elle était en évacuation avec trois enfants :il fallait tenir : son mari était prisonnier dans un camp russe, je crois, qu'il n'a été libérer que quatre ans après la fin de la guerre, soit huit ans d'absence sans nouvelle
quand à l'autre, son mari est mort en train d'essayer un avion pendant la guerre
elle est devenue une autre femme
déjà, j'avais évacuer les larmes de mon père ( 5 ans au moment du drame) pendant une séance de travail sur moi
et là, en dansant, elles me remercient de les liberer de cette douleur qui n'a pas pu sortir
au fond, est ce que je crée? est ce que je suis chorégraphe? ou est ce mon devoir de retrouver la mémoire de mes ancètres pour les libérer, me liberer, et en portant cela sur scène, libérer - peut être - ceux qui seront touchés?
l'art, c'est arriver par un cheminement individuel a toucher le plus grand nombre, pour les amener à un autre état de conscience
j'espère qu'avec ce spectacle, non seulement mes aieux seront en paix, là où ils sont, mais que dans le public, il y aura cet effet que les Grecs appelaient la carthasis : non, je n'espère pas une guérison collective, mais peut être simplement un " voilà, libérer les émotions, c'est les reconnaitre pour les dépasser"
je retourne au travail...
mais il vient là, pour l'instant en premier
Je suis en train de répéter la danse de la mélancolie : il s'agit d'une danse où une femme qui a son mari parti aux croisades " pète un cable" parce qu'elle ne sait pas si il est vivant où mort : les pas me sont inspirés des gestes qu'on fait quand on s'abandonne à la douleur : c'est ça où mourir de doute
et tout à coup, voilà que je comprends : non, je ne crée pas : je suis simplement reliée à mes deux grands mères maternels qui n'ont pas pu " péter" les cables : l'une parce qu'elle était en évacuation avec trois enfants :il fallait tenir : son mari était prisonnier dans un camp russe, je crois, qu'il n'a été libérer que quatre ans après la fin de la guerre, soit huit ans d'absence sans nouvelle
quand à l'autre, son mari est mort en train d'essayer un avion pendant la guerre
elle est devenue une autre femme
déjà, j'avais évacuer les larmes de mon père ( 5 ans au moment du drame) pendant une séance de travail sur moi
et là, en dansant, elles me remercient de les liberer de cette douleur qui n'a pas pu sortir
au fond, est ce que je crée? est ce que je suis chorégraphe? ou est ce mon devoir de retrouver la mémoire de mes ancètres pour les libérer, me liberer, et en portant cela sur scène, libérer - peut être - ceux qui seront touchés?
l'art, c'est arriver par un cheminement individuel a toucher le plus grand nombre, pour les amener à un autre état de conscience
j'espère qu'avec ce spectacle, non seulement mes aieux seront en paix, là où ils sont, mais que dans le public, il y aura cet effet que les Grecs appelaient la carthasis : non, je n'espère pas une guérison collective, mais peut être simplement un " voilà, libérer les émotions, c'est les reconnaitre pour les dépasser"
je retourne au travail...



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